BLOG

24 novembre 2020 – Florence Troger

Depuis 2014 Florence Troger œuvre au sein du célèbre domaine du Mont d’or, une maison incontournable en Valais, autant pour ses excellents vins que pour ses emblématiques guérites jaunes qui ornent ce vignoble de 24 hectares. 

Florence est Maître de Chais, elle se lève tous les matins avec entrain, pour exercer ce travail qu’elle affectionne, épaulée par l’œnologue et directeur de la cave Marco Devanthéry et par le caviste Ivan. Le trio fonctionne harmonieusement, chacun peut amener son avis et discuter des opérations.

Sur le terrain à la vigne, il y a aussi Vincent Fellay, Chef de culture, avec qui Florence s’entend très bien. Les décisions sont prises en commun et le travail d’équipe fonctionne à merveille.

Son cépage c’est le Riesling. Pourquoi ? Mais parce qu’il sent tellement bon pardi ! « Pendant la fermentation, il se dégage un parfum incroyable, j’aimerais pouvoir le capturer ! ».

Ce sont en fait les odeurs qui ont amené Florence aux vins. « Depuis toute gamine, je renifle ! Et encore maintenant, j’aime sentir et j’aime partager cette passion pour les odeurs. » Un petit passage Corona avec perte de goût et d’odorat l’aura d’ailleurs sacrément perturbée, au point de lui faire perdre pendant un temps, sa joie au quotidien.

Plus jeune elle teste une flopée de stages afin de savoir quelle profession choisir, des réflexions autour des métiers qui touchent la gastronomie ou pourquoi pas une école à Grasse afin de devenir parfumeuse. C’est finalement la vinification qui la branche et elle ne semble pas prête à lâcher l’affaire.

Son hobby ? Cuisiner, manger, déguster.. et renifler


11 septembre 2020 – Clément Luisier

En balade lors des récentes caves ouvertes valaisannes, je suis allée à Saillon à la rencontre de Clément Luisier, que j’avais par ailleurs côtoyé en tant qu’enseignante à l’école d’agriculture.

Tout juste diplômé, Clément est caviste et déjà à son deuxième millésime. Issu d’une famille vigneronne il achète du raisin en 2018 de quoi démarrer sa cave avec 3000 bouteilles entre Fendant, Gamay et Petite arvine.

Et c’est bon et ça marche ! Donc sans trop d’hésitation il se lance en 2019 dans la production de plus de 10’000 flacons, étoffe sa gamme de vin avec de la syrah, un cépage qu’il affectionne particulièrement, un assemblage rouge harmonieux, un rosé en l’honneur de sa petite soeurette Julie et un Johannisberg, mon coup de cœur de la dégustation. Un vin d’apéro comme je les aime, floral et léger. Si si, j’ai bien dit un Johannis léger.

L’étiquetage est sobre, les vins précis, le gars motivé et sympa, tout pour plaire.


4 août 2020 – Marco Pedroni

Excellent vinificateur, Marco Pedroni travaille actuellement pour Henri Magistrini, une cave à cheval entre Vaud et Valais.

En parallèle à cela il a créé sa propre gamme.

« J’avais vraiment envie de faire du vin pour m’amuser »

Des propos qui font plaisir à entendre en ces temps chahutés pour le secteur viti-vinicole! Sans pression de vente et de temps, il a élaboré sept vins, selon ses envies et ses inspirations.

Il a choisi le packaging de ses flacons avec la complicité d’Adeline Rouiller, spécialiste de la communication.

On retrouve deux gammes complètement différentes avec la petite touche décalée qui va bien. Sur l’une, une capsule bicolore improbable et une étiquette embardée de bleu. Elle représente le tailleur de pierre, qui tout comme l’œnologue, œuvre à la réalisation d’un travail minutieux et authentique. Et sur la gamme chic, des M stylisés en réponse aux noms des membres de la famille de Marco, sa femme Marika et sa petiote Marissa.

Connaissant la patte experte de Marco, c’est sans surprises que la dégustation fût réjouissante du début à la fin. Des vins fins, précis mais avec du caractère. Néanmoins un monstre coup de cœur pour le Chardonnay. Affaire à suivre.. de près..


16 juillet 2020 – La CUVEE 1958

Cave la Muscadelle à Mont-sur-Rolle

Un Chasselas d’exception issu d’une parcelle sélectionnée, pour une cuvée spéciale en Hommage à Jean-Daniel Gallay

« Tout en émotion, un beau vin, floral, aérien et racé. Complexe et harmonieux, il saura assouvir les grandes soifs d’amitié et de partage, mais pourra aussi, avec sa structure et sa belle trame vive, rester sagement dans votre cave pour de nombreuses années de garde »

Un Superbe vin que je vous invite à découvrir, il a été vinifié par Quentin Gallay, en l’honneur de son papa, un vigneron attaché à sa terre et à son Chasselas, qui s’en est allé un jour de mars 2019. A 60 ans, il s’était offert un vase en chêne d’une capacité de 3420 litres.

Pour ses premières vendanges et vinifications en solo, Il semblait inimaginable à Quentin de remplir ce foudre avec autre chose que du Chasselas…. Et c’est une belle réussite !


6 juillet 2020 – Virée à Neuch

La semaine passée il y avait à Cernier la sélection des vins neuchâtelois. Le barème est élevé ! 90 points sur 100 pour obtenir une distinction.

Le prix Ambassadeur récompense le vigneron qui a obtenu la meilleure moyenne pour tous les vins présentés. Un prix Excellence à chacun des vins ayant obtenu le plus haut pointage dans douze catégories de cépages. Et enfin la Sélection or pour les vins qui ont été les mieux notés. 

Sur les trois jours que dure la dégustation, j’essaie d’y participer toutes les années en tant que jury à raison de un ou deux jours.

Sur deux matinées c’est chouette puisque non seulement je me confronte à une plus grande diversité de vin et l’après-midi je profite de visiter la Ville ou comme lors de cette édition très estivale, de faire trempette au lac, il y a tellement de beaux coins 😊..

Mais bref revenons-en au vin. Cette année à ma table, grand plaisir avec les Pinot noir, mais surtout coup de cœur pour des Chardonnay 2018. Absolument superbes ! Aussi de très belles réussites avec un niveau incroyable de la catégorie « Assemblage rouge ».

Et j’avoue.. une belle surprise avec un vin qui ne m’avait jusqu’alors encore jamais vraiment fait tortiller de la papille, la Perdrix blanche. C’est du Pinot noir vinifié en blanc. Rien à dire, entre dégustateurs nous étions unanimes, surtout concernant deux spécimens remarquablement harmonieux qui ont obtenu de très joli score.



1er juillet 2020 – Fabio Negri

Aujourd’hui je vous parle de Fabio, un gars sympa du Piémont, qui explique son travail avec la petite lumière dans les yeux qui fait plaisir à voir.

On ajoute à cela la dimension captivante amenée par ce regard extérieur sur le vignoble valaisan, des propos positifs, un accent charmant.. C’est un plaisir de déguster avec lui et de découvrir sa philosophie.

Une façon de voir les choses qui met en avant l’expression des cépages en fonction du goût des baies, des particularités du millésime et du terroir et non pas en misant sur des vins technologiques.

La technologie d’ailleurs, à l’heure où certains s’équipent de machines de plus en plus pointues, Fabio s’en distancie autant que possible. Peut-être même dans un idéalisme songeur, il se voit fouler le raisin au pied.. Pas sûre qu’il n’en rêve pas la nuit d’ailleurs..

Il travaille un maximum avec la gravité et utilise un minimum d’intrants, une approche très libre des typicités des cépages et beaucoup d’heures à la cave.

Il affectionne la Marsanne, l’Humagne blanche, le Pinot noir entre autres et s’investit aussi beaucoup dans des essais de vinification afin de découvrir la manière de faire qui colle au mieux aux besoins de chaque cuvée.

On a au final des vins avec beaucoup de goûts de raisins comme j’aime bien dire, des personnalités originales, délicieuses et parfois farfelues.

Fabio Negri vinifie à la cave Hubert Germanier à Vetroz, avec la complicité du team vigne/cave et de son enthousiaste directeur Didier Germanier.

https://cave-hubert-germanier.ch/